The Mark of the vampire
(La Marque du vampire)
15 avril 1935
Réalisation : Tod Browning
Scénario : Guy Endore et Bernard Shubert
Photographie : James Wong Howe
Son : Douglas Shearer
Direction artistique : Cedric Gibbons
Décors : Harry Oliver et Edwin B. Willis
Costumes : Adrian (costumier de Greta Garbo)
Montage : Ben Lewis
Production : M.G.M.
Interprétation :
Bela Lugosi -----le comte Mora
Carol Borland -----Luna
Lionel Barrymore -----le professeur Zelen
Elisabeth Allan -----Irena
Lionel Atwill -----l’inspecteur Neumann
Jean Hersholt -----le baron Otto von Zinden
Donald Meek -----le docteur Doskil
Henry Wadsworth -----le comte Fedor Vincenty
Holmes Herbert -----Sir Karell Borotyn
Jessie Ralph -----la sage-femme
Ivan Simpson -----Jan
Leila Bennett -----Maria
June Gittelson -----Annie
Franklyn Ardell -----le chauffeur
Michael Visaroff -----l’aubergiste
Rosemary Glosz -----la femme de l’aubergiste
Guy Bellis -----l’anglais au bar
Claire Vedara -----l’anglaise au bar
Egon Brecher -----le médecin légiste
Henry Stephenson -----le comédien
Eily Malyon -----la malade
Christian Rub -----le muet
Torben Meyer -----le joueur de cartes
Zeffie Tilbury -----la grand-mère
Harry Sharrock -----l’accompagnateur de Luna
Baron Hesse -----le conducteur
Noir et blanc, parlant
61 min (6 bobines)
Scénario :
En Tchécoslovaquie, en 1934, Sir Karell Borotyn est assassiné dans de mystérieuses circonstances. Or la découverte du corps correspond à l’arrivée dans la région du comte Mora et de sa fille Luna. Le docteur Doskil reconnaît sur le corps les traces du vampirismes ; il fait alors venir de Prague le professeur Zelen, spécialiste des vampires et l’inspecteur Neumann. A leur tour, Irena, la fille de Sir Karell Borotyn et le comte Fedor Vincenty, son fiancé sont attaqués par les vampires. Toujours plus mystérieux, le cercueil du défunt est retrouvé vide. Un acteur déguisé en Sir Karell Borotyn apparaît et Irena fait semblant de le reconnaître pourfaire peur à son oncle, le baron Otto. Le professeur Zelen hypnotise alors ce dernier et le fait reconstituer le meurtre. Le baron Otto comptait épouser sa nièce et ainsi profiter de la fortune de Sir Karell Borotyn. Le comte Mora et sa fille Luna rangent leurs accessoires dans une malle et discutent de leur métier de comédiens ; Mora finit par la phrase : " Je suis plus grand que n’importe quel vrai vampire. ".
Commentaires :
Tod Browning, une fois de plus, joue avec les apparences ; ce n’est qu’à la fin que l’on comprend que tout n’était qu’une mise en scène destinée à démasquer le meurtrier. Le fantastique ne serait il qu’une vaste plaisanterie ?
Bela Lugosi est magnifique, en particulier à la fin, il joue alors sur le second degrés en multipliant les clins d’œil à son métier et au rôle de Dracula qu’il tenait en 1931 sous la direction de Browning.
Fidèle à sa politique du réemploi, Browning, au début du film, réutilise des plans de The Unknown tournés en 1927 et reprend ici le scénario de London after midnight lui aussi datant de 1927.
Le scénario de départ prévoyait une relation incestueuse entre le comte Mora et sa fille, cela débouchant sur le suicide final du père après qu’il ai lui même tué sa fille. La trace blanche sur la tempe de Lugosi devait servir de signe prémonitoire puisqu’il devait se tirer une balle de revolver à cet endroit précis. Mais la bien-pensante M.G.M. s’opposa naturellement à cette version, craignant un nouveau scandale après celui de Freaks en 1932.